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J’ai bien aimé le ton de ce petit livre qui se frotte au grand livre : La Recherche du temps perdu de Proust. J’ai aimé la voix de ce jeune narrateur que j’ai trouvé crédible et touchant dans son rapport à sa mère, sa découverte des femmes et de la littérature.
Bien entendu, l’intrigue est assez prévisible et finalement, si on s’arrête au scénario, on a l’impression de se retrouver devant un de ces films mettant en vedette la floraison des sentiments adultes chez des pré-adolescents (My Girl et compagnie). Et pourtant, à travers tout ça il y a un vent de fraîcheur irrésistible. Et Proust tout de même, ce n’est pas rien !

Catherine

Je n'aime pas Proust.
Je suis certainement plein d'a priori sur son œuvre, massacré par les analyses de texte au lycée. Mais je n'ai jamais accroché à son style.
Et là, pour un peu, j'en viendrais presque à vouloir lire l'intégralité de son œuvre. Je me suis surpris à aimer ces personnages, ces non-dits qui entraînent des réactions si humaines. J'ai aimé la personnalité de la mère, sa douceur, ces petites choses qui sont si précieuses et dites avec tellement de tendresse. Et puis cette idée complètement folle de se plonger dans Proust, d'en faire une pièce de théâtre. Juste parce que...
En fait, tout est construit sur cette optique. Juste parce que... Et ça marche bien.
Je me suis laissé prendre au jeu, au style de l'auteur, à ces histoires de cœur qui sont là et qui m'ont serré la gorge à la fin, juste parce que...
Et j'en redemande. Et je sais que, lorsque sortira un autre roman de Paul Vacca, je serais parmi ceux qui en prendront un exemplaire. Juste parce que...

Cœur de chene

En fait, j'aurais pu le placer deuxième ex aequo avec Laver les ombres de Jeanne Benameur, tant ces deux ouvrages m'ont touché à leur façon. Mais comme il faut un vrai troisième, je place la belle et tendre et fraîche histoire de Paul Vacca à cette place. J'ai aimé cette relation entre ce garçon et la lecture, avec Proust en particulier et puis bien sûr avec sa mère. Par amour pour son idole, il va tomber dans le piège de la lecture, de la littérature, de l'envie de partager toute ce qu'elle peut apporter en découvertes, en émotions. J'ai aimé cette mère pleine d'enthousiasme pour Proust, sa volonté de partager sa passion avec le plus grand nombre au point d'organiser un spectacle où toute la commune, sans distinction aucune, est conviée, comme acteurs ou spectateurs.
Une histoire toute simple mais qui touche direct au cœur. De quoi titiller un peu plus mon envie de découverte l'œuvre du grand Marcel.

Dédale

Tout comme Dédale, j'ai placé ce roman en troisième place, juste derrière Laver les ombres de Jeanne Benameur, mais après moult hésitations. La force de ce roman tient sans doute à sa simplicité, mais dans toute la noblesse du terme : simplicité de l'écriture et de l'intrigue qui laisse toute la place aux émotions. Avec La petite cloche au son grêle, Paul Vacca nous donne envie de partager notre amour inconditionnel pour la littérature et démontre à quel point tout cela est lié aux rencontres que l'on fait dans sa jeunesse. Bien sûr, il y a le grand Marcel qui, comme un ange gardien, veille sur cette histoire, et tous les amoureux de l'œuvre de Proust replongeront avec délice dans l'univers de cet auteur. Mais au-delà de l'inter-textualité, il y a le destin d'une famille toute simple, qui s'aime au-delà des mots et des maux.

Laurence

Ce livre sera pour moi une grande et belle découverte et un grand coup de cœur dans le cadre du prix Biblioblog 2009. Quand on fonctionne comme moi aux sentiments, comment ne pas être touchée par ce livre, cette histoire ? Je ne suis pas fan de Marcel Proust, que je trouve passablement ennuyeux, mais ce roman m’aurait presque fait changer d’avis.
Ce livre, c’est un hommage touchant et poignant d’un lecteur, tout jeune, à Marcel Proust et à son célèbre chef d’œuvre, À la recherche du temps perdu, qu’il a découvert tout à fait par hasard. Mais ce livre, c’est aussi l’hommage d’un fils à sa mère partie, comme on a coutume de dire, pour un monde meilleur.
Ce livre est touchant, poignant, merveilleux, tout en douceur, en amour et en littérature. Je me suis sentie emportée par la narration, par cet amour qui envahit et prend possession du roman : l’amour d’un fils pour sa mère, d’une mère pour son fils, l’amour des livres, de la littérature et de Marcel Proust. Ce livre m’a énormément émue et c’est les larmes aux yeux que j’ai tourné la dernière page. Un grand merci à Joël de me l’avoir fait découvrir… je suis maintenant toute prête à lire le nouveau roman de Monsieur Vacca !!

Pimpi

Ce roman m’a totalement embarqué dans l’univers ce jeune garçon et de ses parents, de Marcel Proust et Pierre Arditi. Séduit par les passages décrivant l’influence que les romans ont sur la vie du narrateur, j’ai été ému par ce mélange entre l’univers imaginaire qu’il découvre, ces émois de collégien et la confrontation avec une réalité plus dure. De très beaux passages comme cette scène dans le grand hôtel de Cabourg ou ces promenades le long de la Solène. Mon coup de cœur de cette édition !

Yohan

Ces critiques ont été mises en ligne le 28/06/09 après l'annonce des résultats du Prix Biblioblog 2009 - Retour au billet