Nelson Demille dit en parlant de ce roman, que “si Scott Fitzgérald, Umberto Eco et Dan Brown s’étaient réunis le temps d’un roman, ils auraient écrit la Règle de Quatre”. Je ne partage malheureusement pas son enthousiasme.
Car même si l’intrigue est bien menée, j’ai eu du mal à entrer réellement dans l’univers des deux auteurs. A aucun moment ils n’ont réussi à me faire quitter les lieux qui m’entouraient pendant ma lecture. Mais peut-être est-ce dû justement à cette écriture à quatre mains, l’exercice les obligeant sûrement à un style moins personnel et plus froid.
Cela reste tout de même un bon livre à lire cet été à l’ombre d’un parasol.
Laurence
Extrait :
Il neige un peu plus fort que tout à l'heure. J'ai l'impression de regarder le monde à travers un écran brouillé. Nous roulons en direction de l'auditorium. J'observe Paul dans le rétroviseur et me demande depuis combien de temps il garde tout cela pour lui. Entre deux réverbères, instant fugitif, je ne le vois plus : son visage est une ombre.
Au fond, Paul a toujours été très secret. Pendant des années, il a dissimulé la vérité sur son enfance ou sur ses années à l'orphelinat. Le voilà qui cache aujourd'hui la nature de ses rapports avec Vincent. Malgré tout ce qui nous lie, le fossé se creuse, et j'ai l'impression que s'érigent entre nous des barrières. Pour Léonard de Vinci, un peintre doit d'abord enduire sa toile de noir parce que dans la nature tout est sombre qui n'est pas exposé à la lumière. Or la plupart des peintres font le contraire et blanchissent leur toile avant d'y ajouter les ombres. Mais Paul, qui connaît Léonard de Vinci presque intimement, mesure la richesse de la part de l'ombre. Les seules choses que les gens sachent de lui sont celles qu'il accepte d'éclairer.

Éditions Michel Lafon – 367 pages.


Commentaires
Bonjour Laurence!
Merci pour ton message sur mon blog!
Je te remercie aussi pour le lien!
Bonne continuation: j'adore ton blog!
la règle de quatre est un bon roman, mais comme souligné plus haut écrit à quatre mains ce qui ne donne pas assez de relief à l'intrigue. en outre l'écriture "anglo-saxonne" avec ce tantinnet de chauvinisme américain et cette forte inprégniation que tout ce qui sort du territoire us est forcémentce qui se fait de mieux... bof!
ceci dit le sujet sortait de l'ordinaire et j'ai quand même passé un bon moment. si, si!!
Ah l'égocentrisme américain ! Un vaste débat ! MDR! Des extraterrestre débarquent... devinez où!? Une comète doit s'écraser? devinez toujours?! Mais sans ce chauvinisme forcené, les Américains ne seraient plus tout à fait américains...
Blague à part, je partage ton sentiment sur cet aspect, qui moi aussi a tendance à m'irriter fortement.
Je suis ravie de constater que je ne suis pas la seule à ne pas trouver ce livre à la hauteur des éloges de Nelson Demille ! lol
En fait je n'ai pas encore fini ce livre mais je sais qu'il ne m'envoute pas comme je m'y attendais car j'ai du mal avec la chronologie de l'histoire.
En plus, l'énigme aussi interessante soit elle ne me parait pas assez réaliste pour y adhérer.
Enfin, esperons que la fin de l'histoire me fasse un peu changer d'avis!
Bonne continuation!
J'ai aimé ce livre comme l'attestent mes impressions ici :

monbiblioblog.blogspot.co...
Je fais un genre trackback en nous reliant ainsi
Tu as bien fait Wictoria


En fait j'ai été obligée de fermer les trackbacks à cause des trop nombreux spams.
Je les rouvre pour ce billet le temps que tu en fasses un dans les règles.
Après des essais infructueux je laisse tomber mon tracback...merci qd même !
J'ai lu ce livre recemment et j'avoue que j'ai été tres deçu, les eloges de Nelson Demille ne sont pas vraiment justifiés. On s'embrouille dans un melange de faits balancé sans justifications ..
Bref un livre qui pourrait etre interessant si il était plus structuré.
Moi aussi j'ai eu du mal. J'ai suivi le slognan "Eco, Fitzgerald & Brown", et j'ai été déçue, tournant chaque page dans l'espoir de trouver l'action qui nequitte jamais la chambre ou la bibliothèque
Une note mitigée pour ce roman que j'ai quand même, avouons le, pris plaisir à lire.
Plaisir d'abord dans l'évocation des recherches et de la vie universitaire qui n'est pas si loin derrière moi, le plaisir de la trouvaille, l'excitation procurée par l'émergence d'un fait nouveau, d'une théorie qui se construit...
J'ai retrouvé à la lecture de ce livre un peu du roman d'Arturo Perez Reverte "Le Club Dumas" (ou "La Neuvième Porte" pour les Cinéphiles).
Beaucoup de plaisir également dans le rendu de l'atmosphère, de la sensation d'étouffement qui habite le roman et dont on se dégage difficilement (c'est aussi un point négatif, d'ailleurs).
Déçu pourquoi alors ? Parce que difficile de rentrer dans l'histoire. Malgré de très bonnes choses j'ai eu pas mal de probèmes à imaginer les personnages, les lieux, surtout dû je pense à une méconnaissance de cet univers (les campus américains avec les maisons d'associations et cet attachement aux valeurs traditionnalistes). Et puis peut-être aussi le fait que j'ai eu une lecture régulièrement interrompue. C'est jamais glop pour rentrer dans un roman...
Je crois que nous avons tous mis trop d'espoir dans cette lecture. Faut dire que l'on y a un peu aider aussi... avec cette citation de Nelson Demille.
Ce que je constate surtout, c'est qu'après 1 an et demi, je ne garde qu'une souvenir très très flou de l'intrigue (dont un passage dans les égoûts de la fac).
juste pour dire que moi lorsque je l'ai lu je suis directement rentré dans l'histoire je me suis presque passionné pour cette ouvrage ancien dont tout le monde cherche a découvrir le secret.
Je comprend bien entendu le mal qu'on peu ressentir pour rentré de dans (mais ayant l'esprit étrangement tourné j'ais plutot bien réussi)
Bah moi j'ai adoré ce livre, je me suis passioné pour les personnages et l'intrigue. D'ailleur est-ce qu'il existe d'autre bouquin dans ce style ?
Bonjour Vinze

Je te conseille "Le Huit" de Catherine Neville.