Mes illusions donnent sur la cour - Sacha Sperling
Par Laurence le lundi 17 août 2009, 07h20 - Littérature française - Lien permanent
Sacha Sperling n'a que 18 ans et signe ici son premier roman.
Alors que le protagoniste de la chanson « Alcool » de Serge Gainsbourg — à laquelle l'auteur emprunté la formule « Mes illusions donnent sur la cour » — est un ouvrier de banlieue, Sacha, le narrateur du roman est un adolescent de 14 ans, issu d'un milieu aisé. Il a grandi entre le 6ème arrondissement et les vacances au Maroc ou à Deauville. On pourrait donc s'attendre à un roman de plus sur le thème des pauvres petits enfants riches qui s'ennuient entre deux soirées de strass et paillettes. Pourtant Sacha Sperling arrive à dépasser cet écueil pour proposer un roman plus universel sur le mal-être adolescent.
Le jeune Sacha entre en 3ème au lycée Lorraine. Comme tous les adolescents Sacha a une force d'inertie déconcertante. Il a l'âge où tout se joue : on ne sait plus très bien qui on est ou qui on voudrait être ; on attend désespérément un signe, un événement qui changerait notre destin :
Vous l'avez sans doute oublié, mais, comme moi, vous avez un jour pris conscience de votre ennui, et à cet instant, il vous est devenu insupportable.
Comme moi, vous avez un jour regardé le ciel, à l'aube du crépuscule, en vous demandant pourquoi les étoiles n'arrivaient pas.
Comme moi, vous avez compris que votre vie allait commencer sans que vous n'y puissiez rien.
Parce que, comme moi, vous avez eu quatorze ans.
Ce signe qu'attend Sacha va s'incarner en Augustin, un jeune garçon de son âge et de son milieu, un peu tête brûlée, un peu provocateur. Entre les deux jeunes hommes naît une amitié-passion qui durera le temps d'une année scolaire.
Balayons tout de suite, ce qui à n'en pas douter sera malheureusement au centre des critiques de ce roman. Oui, nos deux jeunes héros trompent l'ennui dans l'alcool et la drogue. Oui Sacha Sperling parle aussi de cette jeunesse dorée et désœuvrée qui manque plus d'amour que d'argent. Amour, sexe, drogue et rock'n roll sur la rive gauche pourrait sans doute faire un titre accrocheur, mais ce serait mettre l'accent sur la toile de fond du roman plutôt que sur son propos réel.
Vous lirez sans doute aussi que Sacha Sperling n'est qu'un pseudonyme derrière lequel se cache le fils d'Alexandre Arcady et Diane Kurys et que ce roman n'est qu'une énième auto-fiction d'enfant de stars. Certes. Pour ma part, je n'ai découvert cette information qu'en préparant mon billet, et c'est donc sans a priori que je me suis plongée dans ce récit.
Passé le premier chapitre, qui chronologiquement se situe à la fin de l'histoire, on découvre une écriture sobre et étonnamment mûre. Et même si dans l'ensemble les phrases sont souvent trop courtes (sujet, verbe, complément), certains passages sont bouleversants et le narrateur fait preuve d'une acuité saisissante, surtout dans le premier tiers du récit.
Sacha est en dehors de sa vie, à côté de ses pompes ; il pose sur le monde qui l'entoure un regard sans concession. Quand Augustin débarque sans prévenir, Sacha est immédiatement en admiration et il lui semble avoir trouvé son héros : Augustin ose et agit quand lui ne fait qu'hésiter et fantasmer. À eux d'eux, ils vont multiplier les expériences extrêmes, frôler la mort pour se prouver qu'ils vivent. Sacha, pour paraphraser Françoise Dolto, est un homard en pleine mue, sans coquille pour le protéger ; il doit accepter son nouveau corps, ses attirances sexuelles, son désir de disparaître, son refus d'être mortel. Empêtré dans ses contradictions, tiraillé entre un père totalement absent et une mère qui règle les problèmes avec de l'argent sonnant et trébuchant, Sacha choisit le danger et la passion que représente Augustin. Parce que la transgression est une étape nécessaire mais surtout parce qu'il a enfin l'impression d'exister dans le regard d'un autre. Alors il commence à mentir, à dissimuler, et très rapidement son quotidien se délite. Mais une fois encore, Sacha ne fait que reproduire ce qu'il connaît : autour de lui, les adultes ne sont pas plus sincères et chacun se crée un miroir aux alouettes pour oublier la solitude.
Mes illusions donnent sur la cour est en fait le roman d'un premier amour, ravageur et destructeur ; un amour illusoire, à sens unique, certes, mais un amour qui permet à Sacha de voir l'aube du jour suivant. Jusqu'au jour où la souffrance prend le pas sur le plaisir et où il n'est plus possible de se mentir. Les passages, consacrés à cet amour naissant et aux interrogations que cela ne manque pas de susciter pour Sacha, sonnent très justes : l'auteur, sans tomber dans la vulgarité, ne cède pas non plus à la mièvrerie d'un conte de fées ou aux faux-semblants. « Il ne faut pas prétendre que nous ne faisons rien ». Sacha et Augustin n'ont que 14 ans... encore des bébés, « deux enfants qui n'arrivent pas à se quitter des yeux » et qui jouent aux adultes dans des costumes résolument trop grands pour eux.
Bien sûr, Mes illusions donnent sur la cour n'est pas un roman entièrement maîtrisé, et il serait très exagéré de crier au chef d'œuvre : l'écriture est parfois un peu gauche, certains passages traînent en longueur, et d'autres semblent inutiles et redondants. En même temps, on ne peut oublier que c'est l'œuvre d'un tout jeune garçon. On lui pardonne donc facilement ses maladresses de débutant et on attend son prochain roman, que l'on espère dans un registre très éloigné de l'auto-fiction, pour pouvoir juger réellement d'un talent que l'on sent poindre ici.
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Laurence
Extrait :
Je rentre à pied. Sur le pont Alexandre III, je ne regarde pas la Seine mais les lumières de Paris. Je me saoule aux ampoules. Quand j'étais petit, je demandais à ma mère de m'emmener voir « les lumières ». On prenait la voiture et on roulait dans la ville. Augustin aussi aime se perdre dans la nuit et les néons. Il aime voir les monuments s'éteindre à un moment. Comme moi, il ressent cette force d'avoir combattu la nuit. Je l'appelle. Il ne répond pas. Peut-être que je devrais m'inquiéter. Je devrais me dire que je ne travaille pas et que je ne parle plus à ma mère. Non. Les lumières. Toujours. Celles qui ont le pouvoir de m'aveugler encore. Parfois, je jette un regard rapide à l'onde, trop rapide pour y voir quoique ce soit. Quelqu'un pourrait se noyer là, maintenant, je ne le verrais pas. Ébloui. J'arrive à me sentir bien. Nos vies sont brumeuses et le jeu c'est de les regarder telles quelles. Il y a un peu de vent ce soir et, comme j'ai froid, je repars vers les réverbères du boulevard Saint-Germain. Je vais encore me cacher dans la lumière.

Éditions Fayard - 266 pages
(Biblioblog a décidé de s'associer au site Chroniques de la rentrée littéraire, site au projet pour le moins ambitieux : chroniquer l'ensemble des romans de la rentrée littéraire ! Vous y retrouverez donc cette chronique ainsi que l'ensemble des chroniques réalisées dans le cadre de cette opération. Pour en savoir plus c'est ici.)


Commentaires
Je le note car j'aime découvrir de nouveaux auteurs.
Stéphie : Si tu aimes découvrir de nouveaux auteurs, tu devrais être servie car je vais me concentrer sur les premiers romans en cette rentrée littéraire 2009
J'ai lu le roman et je m'interroge. Comme vous, je pense que ce n'est ni maîtrisé, ni original, et que le style est très maladroit (cela devient même très irritant sur la longueur). La seule question que je me pose est la suivante : pourquoi publier de tels romans, puisque tout le monde a l'air d'accord pour dire qu'il ne s'agit que d'une sorte d'essai, de brouillon, d'esquisse malhabile ? Ne pourrait-on pas conseiller à ces jeunes auteurs d'attendre un peu, de retravailler leurs textes, de les laisser dormir quelques années pour les reprendre ensuite ?
Bonsoir Alexandre,
si j'ai trouvé qu'il y avait des longueurs,des maladresses, et que l'ensemble manquait de maîtrise, mon avis est beaucoup plus nuancé que le vôtre. A priori vous n'avez pas aimé ce roman alors que je lui ai trouvé certaines qualités. Je trouve, en autres exemples, que sa définition des 14 ans (extrait à l'intérieur du billet) est saisissante de vérité et montre une maturité et un recul surprenant pour un garçon de 18 ans.
S'agissant maintenant des choix de publication, je ne peux vous répondre; seul l'éditeur pourrait le faire me semble-t-il...
Bonsoir,
Je tiens à dire que je viens d'acheter ce roman, & vient de le finir en à peine une heure tellement je fus captivé. Je ne sais pas si c'est mon age qui font que je me retrouve en ce jeune garçon. Je trouve que même l'écriture soutient un style particulier.
Savez-vous où je peux lui adresser mes felicitations?
Sniff MARCEL PROUST est mort, ce "speudo" auteur ne sera le réssuciter (dite: vous avez trouvé une différence entre lui et bergmann? Moi non les deux livres sont aussi inutile l'un que l'autre, tout comme notre faïza guène), dieu merci BEIGBEDER est présent cet année pour la rentrée et LOLITA PILLE relève haut la main le niveau de cette nouvelle jeunesse littéraire!!!!!
Bonne lecture à tous et à bientôt.
Bonjour Océanie et merci de votre témoignage. Pour vous adresser à l'auteur, vous pouvez envoyer votre courrier à sa maison d'édition qui transmettra.
Kevin, avez-vous réellement lu le roman en question? Et puis je ne crois pas que l'auteur prétende ressusciter Proust... Quant à Beigbeder, pour le coup, c'est moi qui trouve certains de ses romans inutiles... La lecture est une affaire de subjectivité.
Bon alors ce livre je l'achète ou bien je m'oriente sur autre chose ? Et si c'est le cas, que me conseillez-vous?
Alliance : Et bien je vous conseillerais de l'acheter car les qualités compensent les défauts, et que pour un premier roman, ma foi, c'est tout à fait honorable.
Ne l'achète pas!!!20 euros de perdu.Achète "un roman français" c'est le livre incontesté de la rentrée.
quand je pense que bergman est un cinéastre c'est grave de confondre(hihihihi)
Alors voilà, tout commence par l'émission "La grande librairie" consacrée à la rentrée littéraire. Parmi nos invités nous retrouvons bien sûr notre Amélie Nothomb (que j'apprécie), notre Frédéric Beigbeder (j'aime beaucoup moins pour ne pas dire pas du tout...) et une "apparente" découverte Sasha Sperling. Dès lors l'auteur m'intrigue, non pour son histoire perso mais par son attitude. Il avait ce côté désinvolte qui me gêne. Le coup de grâce est quand il parle de ses confrères pour désigner Amélie Nothomb et Frédéric Beigbeder: il faut avoir de l'audace pour se considérer comme un grand, voire comme un écrivain. Bref j'achète le livre afin de me faire mon propre avis. Il est très nuancé. Si l'histoire est intéressante, et certaines phrases très belles il n'en reste pas moins que l'écriture reste maladroite: les phrases courtes (sujet, verbe, complémént) deviennent presque insupportables à la fin, tout comme le personnage-narrateur. Si le début (en fait les trois-quarts du livre) propose un regard qui me semble juste (ou du moins pausible) sur un gamin perdu de 14 ans, la fin se perd. En effet, il devient lassant de lire les éternelles bouleversements de cet ado: je l'aime mais je sais que c'est mal, mais je l'aime... tout en sachant que c'est mal... etc, etc. Ce qui aurait pu être un parcours initiatique novateur ne devient que l'histoire d'un gamin qui en fin de compte nous aurait peut-être menti depuis le début... c'est à peine plus valable qu'un scénario pour série niaise destinée aux pré-ados. Toutefois certains points développés sont très intéressants comme lorsqu'il dit : "un jour, j'ai arrêté de considérer ma mère comme ma mère. Ce jour-là, j'ai véritablement commencé à l'aimer." Espérons que dans le futur il puisse prendre conscience de ses erreurs pour nous offrir ce qui pourrait être un très grand roman. Ou au contraire, nous offrir un navet, et définitivement perdre sa si "chère" place d'écrivain, comme il se définit lui-même.
Lola : oui, Kevin (commentaire n°6) semble confondre littérature et cinéma
loupdesbois : pour commencer merci de votre commentaire nuancé et argumenté. Si nous soulignons les mêmes défauts et qualités, je vois que de votre côté la déception l'emporte sur la découverte. Comme vous le dites justement, il faudra attendre le prochain roman pour se faire un avis plus définitif. Par contre, pour ma part, je ne regarde que très rarement les auteurs à la télévision, je préfère les lire. N'ayant donc pas vu Sacha Sperling sur les plateaux je ne peux vous dire si je partage votre avis. Mais qu'est-ce qui est le plus important chez les écrivains : leur comportement sur les plateaux ou ce qu'ils écrivent?
Je dirais que c'est un tout. Dès le moment où l'on décide de défendre son oeuvre (plateau de télévision , radio, presse...) on choisit de se mettre en danger, et il faut l'assumer (ou assumer les conséquences). Bien sur, cela est parfaitement compréhensible qu'un écrivain veuille défendre ce qu'il a écrit, je dirais même presque que c'est normal. Alors ces écrivains adoptent une attitude, se créent une image. Bien sur, tous le font plus ou moins, certains restent naturels, ce qui est tout à leur honneur. Mais Sasha Sperling, puisque nous parlons de lui, a choisi d'opter pour la désinvolture. Moi non plus je ne regarde que très rarement le télévision mais j'avoue que j'aime voir/écouter des entretiens avec des artistes. Pourquoi? Parce que derrière toute oeuvre il y a un homme (au sens large) et que pour mieux comprendre ces oeuvres, il faut connaitre l'homme. Alors à la question de ce qui est le plus important chez les écrivains, je répondrai de manière encore une fois nuancée: c'est d'abord ce qu'ils écrivent, mais à ne pas dissocier de ce qu'ils sont, hors ils choisissent de nous montrer une image (pas toujours fausse, heureusement, beaucoup d'écrivains sont honnêtes!), plus ou moins en adéquation avec nos propres sentiments, nos goûts. Et pour finir, en ce qui concerne Sasha Sperling, cette aspect de sa personne qu'il a décidé de mettre en avant, me dérange profondément.
Bien à vous.
Loupdesbois : je crois que c'est en cela que nos visions diffèrent. Je reste persuadée que de grands auteurs des siècles passés auraient peut-être été détestables sur les plateaux télé, tant l'écriture et la communication verbale sont deux choses distinctes. (attention, je ne compare pas Sasha Sperling aux anciens auteurs, loin de moi cette idée; je poursuis simplement le raisonnement sur la visibilité des romanciers en général
). Et je ne suis pas sûre que chaque auteur "choisisse" de nous montrer une image. Parfois, nous projetons une image à notre corps défendant, parce que nous sommes timides ou réservés, mal à l'aise en société etc... Je me méfie toujours du miroir aux alouettes qu'est le petit écran. 
Peut-être nos visions diffèrent sur certains points ce qui est normal. Cependant (et j'ai bien compris que vous ne rappochiez pas Sperling aux grands écrivains) certains écrivains (anciens ou modernes, petits ou grands) peuvent (ou pourraient) paraitre détestables sur un plateau de télévision et cela n'empêche en rien leur talent. Je dirais même qu'il est parfois très intéressant d'écouter ou de voir des gens détestables, l'important est qu'ils aient quelque chose à dire, hors dans le cas de Sasha Sperling il m'a semblé trop égocentrique, trop nombriliste pour avoir quelque chose à dire. Enfin, et je ne vais pas vous paraphraser mais il est bien évident que parfois des artistes "projettent une image à leur corps défendant", tant qu'ils restent honnête, où est le problème, si ce n'est certains médias qui prendront un malin plaisir à déformer un comportement humain en une stratégie marketing. Pour finir, ce qui me pose réellement un problème en la personne de Sasha Sperling c'est que je doute de son honnêteté. Alors oui, j'avoue, ce n'est peut-être pas juste, mais cela entache sur ma lecture.
Loupdesbois : peu importe que cela soit juste ou non; puisque cela a eu une influence sur votre lecture, il était normal que vous l'évoquiez. Mais je voulais surtout vous remercier de cet échange qui prouve, si besoin était, que l'on peut discuter sereinement et de manière constructive à propos d'œuvres sur lesquelles on ne partage pas les mêmes points de vue. C'est aussi pour ça que j'ai créé ce lieu.
J'ai beaucoup aimé.
Ne regardant que très peu la télé, je ne me rendais pas compte de la médiatisation de ce roman que j'ai lu la semaine dernière. J'en ai aimé le style (les phrases courtes me semblent bien convenir à ce que vit le narrateur) et si je n'ai pas aimé le thème , je pense tout de même que ce roman ne mérite pas qu'on se déchaine contre lui. Je lui trouve des qualités certaines.
Bonjour Valérie,
) on ne peut ôter à ce roman des qualités tout à faits intéressantes.
j'étais dans le même état d'esprit que vous en lisant ce roman et je partage totalement votre vision des choses : malgré ses défauts (de jeunesse
“mes illusions…” est un événement … Ce livre doit être élevé au-dessus de l’état d’esprit ordinaire … tout me plaît beaucoup dans le livre et tout y passe … drogue, sexe, ados, alcool…
C’est parfois captivant comme cela peut être démoniaque…j’adore… Il faut lire entre les lignes, il ya des mots, des phrases qui vous bascule dans un monde extra... merci A Sacha Sperling et merci A Sacha Winter…
J'ai fini Mes illusions donnent sur la cour aujourd'hui. J'ai beaucoup aimé, tout comme j'avais aimé Bergmann. Je trouve ce style d'écriture très fluide et dynamique (Bien que je sois fan des longues descriptions et autres digressions à la Wilde ou Zola ^^). On ne s'attarde pas sur les évènements, la progression est constante. Je pense aussi que j'ai aimé car je me sens concernée, étant donné mon âge. J'ai 15ans et j'ai vu mon meilleur ami dégénérer à la manière de Sacha W. De plus, j'ai parfois trouvé dans ce roman, des phrases qui n'avaient rien à voir avec le contexte, comme si Sacha S. notait toutes ces jolies choses poétiques qui lui passent par la tête. J'essaie moi aussi d'écrire quelque chose, et c'est aussi un recueil de pensées éphémères. Ca aide toujours à tenir...
Sacha Sperling, il me donne de l'espoir.
J'ai bien aimé ce livre, bien que l'histoire fût totalement prévisible et sans réelle surprise. L'écriture est souvent maladroite, mais je trouve ça touchant. Un livre auquel n'importe quel adolescent peut s'identifier facilement je pense. Par contre, quelque chose m'a beaucoup agacé, c'est les nombreuses similitudes avec le "Moins Que Zéro" de Bret Easton Ellis. Par exemple, le narrateur rencontre un personnage du nom de Clay (Cf. Moins Que Zéro). De même, à la fin du livre il y a ces phrases répétées à plusieurs reprises : "Tout disparaît.", "Le point où tout disparaît.", ce qui me fait penser au fameux "Disparaître Ici" que l'on retrouve dans Moins Que Zéro.
Loic : je n'ai pas lu Moins que zéro, il m'est donc difficile de faire la comparaison. Mais merci d'être venu témoigner ici de ta lecture.
Je l'ai acheté ce soir, dès la première page c'est CAPTIVANT! J'ai découvert ce livre par l'intermédiaire de l'Express, et leur avis était très favorable, et le sujet du livre m'a tout de suite intéressé, je pense vraiment que je vais adoré ce livre!
J'avais pas mal de préjugé sur ce livre ( en partie a cause des critiques ) mais je l'ai adoré.
L'histoire est bien ficellé, la fin nous remet en question. Ce livre est sans préjuger et regarde le monde comme un ado et je pense que beacoups pourrons ce reconnaitre en Sasha.
L'écriture est un peut lourde mais à la fois original et si simple. L'auteur cherche encore son propre style mais je pense que ses prochains livres ( s'il continu à écrire ) seront encore plus vrai.
Je veux l'acheter car j'aimerais le lire , il a l'air très réaliste ! Je pense que ce livre reflèterai exactement ma vie !
Votre analyse me donne envie de le lire
Ce livre m'a énormément plu. C'est vrai que sur la fin, les phrases tournent un peu en rond dans la tête, on confond certain passages et voudrait plus d'expliquations, mais cette impression de flou est une des grandes qualitées du livre. Certains passages sont crus, d'autres presque tendres, on fini sur des questions que l'on ne se serai jamais posé auparavant.
je le conseille =)
Pour Djilali : J'espère que ce livre ne reflète pas ta vie...
Après avoir lu de nombreuses critiques sur ce livre dans des magasines tels que " Glamour " ( Hum, j'avoue que ca fait un peu cruche en matière de culture =S ), toutes positives, aisin que le résumé q'ils en fesaient, j'ai voulu l'acheter. & je n'en ai pas été décue ! J'ai moi aussi 14ans, je me suis donc vite identifiée au personnage. Je trouve que ce roman est vraiment très réaliste, bien qu'un peu exagéré ( & encore ... ) et cru. J'ai vraiment aimé lire ce livre, bien différent des romans qui nous sont destinés à nous ados genre Fascination, Journal d'un Princesse, ect où tout est "enjolivé" ( je n'arrive pas à trouver de mot =/ ). Dans ce genre de romans, tout est beau, tout est facil. Sacha Sperling nous fais bien redessendre les pieds sur terre & nous montre que la vie c'est pas toujours rose. De nombreuses lecons sont à en retenir. De plus, sont style est vraiment beau et reste facil. Je pense d'ailleur qu'il est plus acces sur un public d'adolescents que d'adultes ( ma mère l'a commencé & ne l'a même pas fini, par peur peut-être ?! ). Seul bémol, la fin est vite expédiée alors que tout le reste du livre, on noud donne énormément de détails =/ .
Bonjour à Clara et à tous les autres. Merci d'avoir laissé ici vos impressions de lecture.
J'ai lu mes "Illusions donnent sur la cour" et j'ai été bouleversée. Je n'avais lu que très peu de critiques dessus, j'ai pu être assez objective. Je n'ai que 15 ans, et mon jugement peut sembler immature, mais je trouve que l'auteur décrit très bien le mal-être adolescent. Je n'ai peut-être pas beaucoup de recul parce que je suis moi-même en plein dedans, mais je trouve ce livre très réussi. J'ai trouvé facile de rentrer dans l'histoire, comme si on la vivait à la place ou avec le narrateur. C'est simple, on a même parfois l'impression que e narrateur prend beaucoup de recul. Par exemple, il ne parle pas vraiment d'addiction par rapport aux drogues et aux cigarettes, on dirait qu'il ne ressent pas un réel besoin. Il le vit, simplement.
Je le conseille quand même plus aux adolescents qu'à leurs parents.
Je ne suis pas d'accord avec certain d'entre vous. j'ai commencé "mes illusions donnent sur la cour" cet après midi et je l'ai terminé cet après midi, également. Quand on le commence, je trouve qu'il est dur de s'arrêter. J'ai beaucoup aimé !
Au fait, bon choix pr la couverture et le titre.
Bonjour à tous, j'ai lu ce livre il y a quelques moi déjà, et j'ai été fort captivée. Je suis à la recherche de livre qui ressemblerait à Mes illusions donnent sur la cour, qui traiterait le même sujet, soit la vie adolescente de nos jours,
Merci a tous pour vos future réponse .
Bonjour Marine, je te conseillerais les livres Murakami Ryu, 1969 qui relate la vie de jeunes adolescents durant les années hippies. Je trouve qu'il y a une grande ressemblance avec la vie de Sacha. Je te conseille aussi par ailleurs les autres livres de cet auteur, bien qu'ils relatent cette fois-ci la drogue et le sado masochisme mais c'est captivant: il s'agit d'une trilogie:
- Ecstasy
-Melancholia
-Thanatos
Ensuite il a écrit d'autres livres comme Bleu Presque Transparent (problèmes de drogue et d'alcool)ainsi que lignes (celui je ne l'ai pas lu mais rien que le titre on devine!)
En espérant t'avoir aidée, Virginie
Très sympa Virginie d'avoir répondu à Maarine !!
et merci à tous ceux qui continuent d'alimenter ce billet.
Merci beaucoup virginie j'irai des demain en quete de ces livres
Moi j'ai adoré ce livre . J'ai 14 ans . Tout ce qu'il dit est vrai et j'adore ces phrases courtes . Elles sont très brèves mais suffisent , je ne vois pas l'intérêt de rajouter tout le temps un surplus inutile .
Moi de dis un grand merci et félicitations a "Sacha Sperling" de nous avoir écrit un livre si réel . C'est une révélation . Je pense que seuls les jeunes peuvent le comprendre et l'apprécier .
Juste un régal ce livre, qui change bien des livres à mourir que j'ai pu lire cette année en cours. L'écriture est simple je suis d'accord, mais ce que sacha écrit est tellement vrai ... C'est fou ! Je pense comme Agathe que certains adultes ne peuvent pas l'apprécier car il est vraiment destiné aux jeunes qui touchent du doigts l'univers du héros du livre, et qui trouvent donc intéressant la dure/vraie réalité de certains jeunes qui partent totalement en vrille.
Ce livre m'a simplement redonné envie de lire !
Il change, on trouve peut de livre comme lui. G.E.N.I.A.L
Ayant moi même lue ce livre a plusieurs reprises je peux dire que je l'est adore ! Je trouve que les reproches fait aux phrases courtes peuvent être contestes par le charme et le style que cela donne au roman. Ayant moi meme 16 ans je pensr que ce roman set assez comparable a toute vie d'adolecent , peu etre avons nous tous un peu de sacha et d'augustin en nous.
Agathe, Caroline et Laura : merci pour vos commentaires et je suis ravie que ce roman soit tant apprécié par les adolescents. Mais je vous trouve un peu sévères avec les adultes
Je ne suis moi-même plus adolescente depuis des années et cela ne m'a pas empêchée d'aimer ce roman. rassurez-vous, tous les adultes ne sont pas de tristes figures,loin s'en faut. 
C'est avec une tristesse absolue, que je voie que cette anti-littérature, plaie à de nombreuses personnes!!!
allons les amis ne parler pas de talent en citant SPERLING dans une littérature française de plus en plus médiocre!
Ce sacha qui se prend pour un écrivain, croit être le nouveau bret easton ellis mais dites lui de retourner à la fac pour apprendre a faire des phrases un peut plus longue que 5 mots, les virgules ça existent!!!
Ceci dit je peux comprendre que beaucoup de personnes aiment ce genre de livre!
Je pense que les personnes ayant aimer ce livre ne prétendent pas que Sacha sperling est grand auteur digne de Begbeder ou encore Amélie Notomb a qui on dois de nombreux succès! Les personnes ayant aimé ce livre apprécie son histoire prenante, très prenante même . Je ne comprend pas comment on peu dénigrer un auteur de 18 ans qui a réussit a écrire un bon premier roman d'après mon point de vue. Voyons avec le temps mais je pense que Sacha sperling peut faire de grandes et belles choses !
Laura, ne vous inquiétez pas, Kevin revient régulièrement ici (cf commentaire du 29 août) pour nous dire que Sacha Sperling est désespérant. Il ne tient apparemment pas compte des nuances que j'ai apportées à mon billet et préfère les romans de Beigbeder (ce qui pour moi n'est vraiment pas une référence littéraire). Pour ma part, je pense que si ce roman, malgré ses défauts de jeunesse, permet aux adolescents de prendre plaisir à la lecture, alors c'est un bonne chose qu'il ait été publié.
Je suis d'accort concernant le fait que ce roman contient quelques erreurs de jeunesse. Mais " du haut de " mes 16 ans je me permet de dire merci Sacha Serling de m'avoir permis la découverte d'un livre qui pour moi fut une révélation . J'accepte que l'on aime pas ce livre, mais je ne comprend pas qu'on le dénigre sans raisons apparente. ce roman est peu être adapter a certain caractère et pas a d'autres voilà tout ...
Personelement ce livre ma semblée très captivant je le relis et relis sans cesse et à chaque fois il me plait toujours autant! Je me suis identifiée à ce personnage où la vie des adolescents y ai bien representé ! Je suis en total accords avec vous sur le fait que certaine personnes ne sont ou seront peut-être pas enchanté par ce livre mais du haut de ses dix-huits ans je n'ai qu'un mots a lui dire chapeau et à quand le prochain ?
En ce qui me concerne, je me suis senti complètement absorbée par ce livre, je le trouve mieux que génial. Il est en symbiose avec la jeunesse d'aujourd'hui. Tout ce que Sacha Sperling dit dans ce livre, nous le vivons tout les jours. Tout les ados, a notre époque, sont en plein délire sex, drugs and rock'n'roll, et je trouve que ce livre nous reflète complètement. Il est sensé, et très bien écrit pour quelqu'un d'aussi jeune. Personnellement, il m'a fait réfléchir a tout mes actes, depuis que je l'ai lu je vois différemment les choses, je crois que je suis devenue tellement accroc, que tout me fait penser a ce livre. Je pense que tout les jeunes d'aujourd'hui devrait le lire, rien que pour les mettre en face d'eux même.
Je viens de finir le livre, il y a quelques heures. Que dire ? Hum, pas grands choses. Personnellement, je n'accroche pas tellement son style d'écriture, phrases trop courtes, il ne plonge pas assez dans les détails quand il le faut et justement, y plonge trop quand on s'ennuie de la scène. Sacha c'est un peu le genre d'adolescent qu'on rencontre dans un quartier assez chic de Paris, je vois des Sacha partout à mon lycée (oui, j'suis encore jeune) et justement, je me disais que lire un livre écrit par une personne un peu plus vielle que moi (juste deux ans, ou trois) pourrait me rapprocher de l'histoire. Je reconnais beaucoup de mes amis dans les personnages du livre, mais je ne suis pas tellement Sacha, je ne suis pas tellement Augustin non plus d'ailleurs. Je dois dire que, même si cette amitié passionnelle est belle, elle m'a laissée perplexe. Et la fin ? Bof, déçue. Je ne m'attendais pas à des Bisounours, mais il ne faut pas exagérer non plus, on ne prend pas du temps à lire 260 pages pour en arriver à ça. Ils deviennent quoi, Augustin et Sacha ? Ben rien, tout se fini, parce qu'ils n'en peuvent plus. C'est un peu lourd, quand même. Dans l'ensemble, je ne dirais pas que c'est un mauvais livre, c'est distrayant et sympa à lire, en été comme ça. C'est pas un chef d'œuvre, mais le premier livre est toujours un peu dur à écrire, je suppose. Il a du talent, il doit juste penser à l'exploiter un peu mieux qu'en nous racontant ce que tout le monde sait déjà à propos des jeunes aujourd'hui. Et puis, un peu utopique quand même... Alcool et drogue tous les soirs, à quatorze ans... hum. Enfin bref, j'espère qu'il écrira d'autres choses, j'aimerais voir ça. Et personnellement, je ne pense pas que les critiques aient raison de l'abattre comme ça. Il est jeune, et alors ? On n'a pas trente ans et plus, donc on ne peut pas écrire ? Je suis désolé, mais quand je lis des livres de jeunes personnes, c'est parfois merveilleux comparés aux navets de certains écrivains français ayant dépassés la trentaine. Sur ce, lisez ce livre et faites vous votre propre opinion. On ne juge jamais mieux que par sois-même.
Bonsoir.
Je vois que rien n'a été écrit depuis le 4, j'espère obtenir une réponse tout de même.
Ce livre me tente beaucoup. J'ai toujours eu envie d'écrire un livre. D'aucuns rêvent d'argent, d'amour, je me suis toujours éprise de l'écriture et aie toujours voulu en faire mon métier. Une utopie.
Je voulais néanmoins essayé, je suis déterminée. Je veux m'écrire quelque chose dont je serais fière et dans lequel je me retrouverais. Je déborde de cette envie. J'ai lu les commentaires et me demandais, quelle est la pire erreur dans un roman d'après vous ? (Question stupide, vague, etc. Je sais bien)
Mais que diriez-vous à une jeune auteur (quinze ans) qui a soif d'écrire ? Que dois-je d'abord faire ?
Je sais que c'est beaucoup demander, et de plus franchement hors-sujet. Je peux comprendre une non-réponse.
Merci tout de même.
Bonjour Wendy,
pour commencer l'écriture n'est pas un métier. Il faut savoir qu'en France, seule une petite centaine d'écrivains vivent de leurs droits d'auteur. La plupart des autres ont une autre profession en parallèle. La motivation de l'écriture doit être interne et non dans l'optique d'une publication qui ne se fera peut-être jamais. Je conseillerai donc au "jeune (adolescent) qui a soif d'écrire" de le faire sans se préoccuper du reste. Si un jour, un éditeur est intéressé par ton travail, ce ne sera que la cerise sur le gâteau.