Je suis lecteur de poésie, amoureux des anciens et des modernes que je ne sépare pas : j’y puise peut-être davantage, et même en termes de distraction, que chez les romanciers et je voudrais partager avec vous quelques lectures de poètes vivants qui éclairent notre présent.
Jnf


Les écritures portent des univers. Celle de Pierre Dhainaut s’associe d’abord au paysage de la Flandre et de la mer, que le poète accueille « la vague immense qui déferle » ou se recueille devant « les croix que laisse un oiseau sur le sable ».
Comment dire « …Vingt
pays de traverse / Et les passions contraires embrassées tour à
tour » et « Découp[er] dans la matière du hasard / Un
sens plus parfait » ?
Pourquoi le taire ? Notre tendresse de lecteur va aux auteurs les plus porteurs d’humanité. Gérard Noiret nous semble de ceux-ci.
Je ne sais trop pourquoi, au moment de rédiger cette note, me revient en mémoire le sonnet de Du Bellay « Qui a vu quelquefois un grand chêne asséché… ».
Comme l’indiquent les dates et le nom de la collection, Rituel d’emportement est d’abord un florilège de textes, ici constitué par l’auteur à travers les recueils poétiques publiés depuis 1969.